Elevage de cocker anglais

L'ostéopathie animale

 

Ma modeste contribution à la promotion de l’ostéopathie animale, trop peu connue et pourtant si bénéfique pour nos compagnons à quatre pattes…

 


 

Par où ça a commencé

Entre cavaliers, l’ostéopathie équine est bien connue. Aussi, quand j’ai acquis mes premiers chevaux, j’ai naturellement pris l’habitude de les faire suivre régulièrement. Et j’en ai vu les effets dès les premières séances — un bassin qui n’est pas en place, et voilà qui explique bien des mystères de comportement sous la selle ! Les doigts de fée de l’ostéopathe ont vite réglé l’affaire.

Pour les chiens, si je n’avais pas eu à l’époque une amie qui connaissait déjà l’ostéopathie canine, je serais sans doute passée à côté. Et pourtant !

Il suffit de regarder un groupe de jeunes chiens en train de jouer pour comprendre : ça roule, ça saute, ça se bouscule, ça se tortille… Ouh là, les pauvres articulations !

 


 

Applications à l’élevage

J’ai pris l’habitude de faire vérifier mes chiens régulièrement, en particulier dans trois situations :

  • En fin de croissance : croissance rapide + jeux fous = de quoi « déglinguer » les ossatures les plus solides
  • Avant les radios de contrôle de dysplasie : il serait dommage qu’une lecture revienne mauvaise alors qu’elle est juste due à un déplacement du bassin — tout remis en place, les hanches peuvent s’avérer parfaites
  • Après chaque mise-bas : le passage des chiots au travers du bassin dérange souvent la bonne organisation du squelette

 


 

Plus qu’on ne le croit

Je découvre à chaque séance que l’ostéopathie peut — parfois, pas toujours, car aucune science n’est exacte — résoudre des soucis qui perdurent malgré les efforts répétés : stress, angoisse, mauvaise digestion, otite chronique, conjonctivite régulière, et même troubles des chaleurs ou de la fertilité.

Bizarre ? Pas tant que ça : si une articulation ou une vertèbre n’est pas en place, elle appuie peut-être sur un nerf, un estomac, un canal, et en perturbe le fonctionnement normal. Remettre le squelette en place peut alors rétablir celui de l’organe sous-jacent.

 


 

Et les chiens, qu’en pensent-ils ?

Ce qui frappe lors d’une première séance, c’est l’étonnement qu’on lit dans leurs yeux : « mais qu’est-ce qu’il me fait ?? C’est normal ?? » Puis très vite arrivent les soupirs, l’apaisement, le bien-être. Le chien va même guider par son attitude l’ostéopathe vers les endroits douloureux.

Aux séances suivantes, il est rare qu’il ne fasse pas la fête à l’ostéopathe dès son arrivée. J’en ai même une qui a utilisé toutes les ruses pour retourner le voir lors d’une visite pour un autre chien — elle a fini par arriver à ses fins, et là surprise : une cervicale n’était pas en place. Elle devait la gêner, et la chienne avait compris que l’ostéopathe pouvait la soulager.

 


 

En conclusion

Loin de moi l’idée de me passer de mon vétérinaire ! Mais je suis persuadée que les deux disciplines sont complémentaires, et que l’une peut réussir là où l’autre avoue son impuissance — et vice-versa.

À tester sans modération pour le bien-être de vos loulous !